Fin de la 2G : quel forfait et quel téléphone pour une personne malvoyante ou âgée ?

Fin de la 2G : les anciens téléphones à touches cessent de fonctionner, remplacés par des appareils 4G.

Mis à jour en juillet 2026 — par l’équipe Olga, concepteur français d’un téléphone vocal pour personnes déficientes visuelles depuis 2016. Les dates ci-dessous sont celles annoncées par les opérateurs et l’ARCEP à la date de mise à jour.

C’est un événement discret mais majeur pour des millions de personnes âgées : le réseau 2G s’éteint en France d’ici fin 2026, et la 3G suivra en 2028-2029. Concrètement, beaucoup de téléphones à grosses touches, de mobiles « seniors » anciens et de dispositifs de téléassistance vont cesser de fonctionner — souvent chez des personnes qui ne l’apprendront qu’au moment où leur téléphone ne passera plus d’appels. Voici qui est concerné, comment le vérifier, et quoi faire.

Les dates d’extinction, opérateur par opérateur

Opérateur Fin de la 2G Fin de la 3G (annoncée)
Orange (et Sosh) En cours depuis mars 2026 (Sud-Ouest), généralisation de septembre à décembre 2026 Fin 2028
SFR (et RED) Novembre-décembre 2026 Fin 2028
Bouygues Telecom (et B&You) Novembre-décembre 2026 Fin 2029
Free Mobile Suit le calendrier d’Orange (2G en itinérance) Selon son propre réseau

Les opérateurs virtuels (La Poste Mobile, NRJ Mobile, Lebara…) utilisent ces mêmes réseaux : ils suivent le calendrier de leur opérateur hôte. Et quelles que soient les évolutions du paysage des opérateurs, le calendrier d’extinction reste encadré par l’ARCEP. Le détail officiel et à jour est publié sur la fiche pratique de l’ARCEP.

Qui est concerné ? Probablement plus de monde que vous ne le pensez

Les téléphones à grosses touches et mobiles « seniors » anciens. Une grande partie des téléphones simplifiés vendus jusqu’au milieu des années 2010 — et certains encore vendus après — ne captent que la 2G, parfois la 3G. Après l’extinction : plus d’appels, plus de SMS. L’appareil semblera normal, il ne « marchera » simplement plus.

Les dispositifs de téléassistance. Beaucoup de bracelets, pendentifs d’alerte et boîtiers de téléassistance installés chez les personnes âgées communiquent en 2G. Si un de vos proches en est équipé, contactez son prestataire de téléassistance sans attendre pour vérifier la compatibilité — c’est un équipement de sécurité, il ne doit pas s’arrêter par surprise.

Et à l’horizon 2028-2029, un piège plus subtil : certains téléphones 4G anciens font transiter leurs appels par la 3G (ils n’ont pas la fonction « VoLTE », les appels par la 4G). Quand la 3G s’éteindra, ils garderont internet… mais perdront les appels. Un point à vérifier dès maintenant pour ne pas racheter un appareil déjà condamné.

Comment vérifier si un téléphone est concerné

Trois méthodes, de la plus simple à la plus sûre : regardez la fiche technique du modèle (recherchez « 4G » et « VoLTE » — s’il n’est que « 2G/3G », il est condamné) ; observez l’icône réseau à l’écran (« E », « G » ou « 3G » en permanence = mauvais signe ; « 4G » ou « LTE » = bon signe) ; ou appelez l’opérateur de la personne avec le modèle du téléphone, il saura répondre. En cas de doute sur un appareil ancien : considérez-le comme concerné.

Quel forfait choisir pour une personne malvoyante ou âgée ?

Bonne nouvelle : le forfait n’est pas le problème — les cartes SIM actuelles fonctionnent sur la 4G sans changement dans la plupart des cas (au pire, l’opérateur envoie une SIM récente gratuitement). Ce qui compte pour un usage adapté :

De la donnée mobile, même pour quelqu’un qui « ne va pas sur internet ». Les téléphones adaptés modernes — vocalisés, connectés — utilisent internet pour fonctionner : reconnaissance vocale, lecture de documents, météo, radio. Comptez 2 à 10 Go, largement suffisants. Ces forfaits se trouvent entre 5 et 12 €/mois chez la plupart des opérateurs et leurs marques en ligne (Sosh, B&You, RED, Free…).

Un réseau qui passe bien à domicile. Avant de choisir l’opérateur, vérifiez la couverture 4G à l’adresse de la personne sur la carte officielle de l’ARCEP — c’est elle qui doit décider, pas la publicité.

Sans engagement, de préférence. Les forfaits sans engagement se résilient et s’ajustent librement — utile quand les besoins évoluent.

Et un conseil issu de notre support : le forfait le moins cher n’est pas toujours le plus simple. Chez certains petits opérateurs virtuels, l’accès à internet exige une configuration manuelle des « APN » (les réglages de connexion) — une manipulation dans les menus du téléphone, inaccessible pour une personne malvoyante seule, et l’assistance de ces opérateurs est souvent uniquement en ligne. Les grands réseaux et leurs marques (Orange/Sosh, Bouygues/B&You, SFR/RED, Free) fonctionnent généralement sans aucun réglage. Si le forfait choisi demande cette configuration, prévoyez qu’un proche la fasse une fois à l’installation — nous avons un guide pas à pas de la configuration APN.

Et un conseil d’expérience : évitez de reprendre un « téléphone à grosses touches » neuf en remplacement sans réfléchir. La fin de la 2G est l’occasion de poser la vraie question — la personne voit-elle encore assez pour utiliser des touches et un écran ? Si la vue baisse, un appareil à commande vocale rendra l’autonomie qu’un clavier ne rendra plus. Nous avons comparé honnêtement toutes les familles de solutions (grosses touches, smartphones avec lecteur d’écran, téléphones vocaux) dans notre guide comparatif des téléphones pour malvoyants et aveugles.

« Et si on repassait au téléphone fixe ? » Mauvais calcul

C’est le réflexe de beaucoup de familles face à la fin de la 2G — et c’est presque toujours une erreur, pour trois raisons. Le prix : une ligne fixe suppose aujourd’hui une box internet, autour de 25 à 30 €/mois, quand un forfait mobile adapté coûte 5 à 12 €/mois — le fixe est devenu l’option chère. La pérennité : le réseau cuivre historique est lui aussi en cours d’extinction — changer pour une technologie qui disparaît serait refaire la même erreur. La sécurité : un fixe reste accroché au mur ; un mobile suit la personne dans le jardin, chez les enfants, et surtout à l’hôpital en cas d’admission soudaine — précisément le moment où le lien compte le plus. Le fixe ne garde de sens que dans les rares zones sans couverture mobile.

Questions fréquentes

Mon téléphone à grosses touches va-t-il s’arrêter de fonctionner ?

S’il ne capte que la 2G ou la 3G — c’est le cas de nombreux modèles vendus jusqu’au milieu des années 2010 — oui : plus d’appels ni de SMS après l’extinction (fin 2026 pour la 2G, 2028-2029 pour la 3G selon les opérateurs). Vérifiez la fiche technique du modèle ou demandez à l’opérateur.

Faut-il changer de carte SIM ou de forfait ?

Rarement : la plupart des SIM et forfaits actuels fonctionnent en 4G. Si la SIM est très ancienne, l’opérateur la remplace généralement gratuitement. C’est le téléphone qui doit être compatible 4G — idéalement avec les appels 4G (VoLTE) pour rester serein après la fin de la 3G.

La téléassistance de mon parent est-elle concernée ?

Possiblement : beaucoup de dispositifs d’alerte installés ces dernières années communiquent en 2G. Contactez le prestataire de téléassistance pour vérifier et, si besoin, faire remplacer le boîtier avant l’extinction — c’est un équipement de sécurité.

Quel forfait pour un téléphone vocal comme Olga ?

N’importe quel forfait 4G avec au moins 2 Go de données, chez l’opérateur de votre choix (l’appareil est débloqué) — on en trouve entre 5 et 12 €/mois. Vérifiez simplement la couverture 4G au domicile sur la carte de l’ARCEP ; le WiFi peut compléter si le réseau est faible.

Pourquoi les opérateurs arrêtent-ils la 2G et la 3G ?

Pour réaffecter les fréquences aux réseaux 4G et 5G, plus efficaces et moins énergivores. L’extinction est encadrée par l’ARCEP et annoncée depuis plusieurs années — mais l’information atteint mal les personnes âgées, premières utilisatrices des téléphones concernés.

En résumé

D’ici fin 2026, vérifiez trois choses pour vos proches âgés ou malvoyants : le téléphone (4G, idéalement VoLTE ?), la téléassistance (compatible ?), et le forfait (des données, une bonne couverture, sans engagement). Et si la vue de la personne a baissé depuis l’achat de son téléphone à touches, profitez de ce changement obligé pour choisir un appareil réellement adapté — notre guide comparatif vous aidera à y voir clair, et notre téléphone vocal Olga (4G, appels VoLTE, tout à la voix) a été conçu exactement pour cette situation : appel gratuit au 09 72 55 30 42 pour en parler.